« Demandez n’importe quoi à une personne trans » (Mais seulement si vous êtes d’accord avec eux !)

écrit par

Date de publication

Dernière mise à jour

Cet article a été initialement publié sur le Substack de Raven Maverick le 4 mai 2026. 

Le jeudi 30 avril 2026, Okotoks Pride en partenariat avec Trans Action Alberta a tenu un événement gratuit dans le salon de l’Okotoks Elks Hall où les participant·e·s étaient invité·e·s à « Poser leurs questions à une personne trans ». L’événement semble être lié à une tournée nationale appelée la Trans Canada Tour qui comprend plusieurs événements du même type dans des grandes villes et des petites localités d’autres provinces (l’Alberta est notamment absente, mais je suppose que Trans Action Alberta organiserait tout événement futur dans cette province). Ces événements sont annoncés comme étant animés par « Les deux principales militantes trans du Canada, Fae Johnstone et Victoria Bucholtz ».

Quelles questions « sans restriction », « sans limite de liberté », « controversées » seront posées lors du prochain événement « Ask a Trans Person Anything », @KarlaMarx1917 et @FaeJohnstone ? Je demande un ami…

L’événement a été annoncé sur la page Facebook d’Okotoks Pride comme étant « vraiment pour tout le monde. Si vous avez entendu des choses contradictoires ou négatives sur les personnes trans… si vous ne savez pas quoi penser… si vous avez des questions ou même du scepticisme — vous êtes les bienvenu·e·s ici. » Il était animé par Victoria Bucholtz, alias Karla Marx.

A screenshot of a social media post promoting an event. Header text: "🏳️‍⚧️ Ask A Trans Person Anything 🏳️‍⚧️". Body text reads: "We are so honoured to welcome Dr. Victoria Buchholtz @karla.marx1917 to Okotoks for this incredible evening of conversation, learning, and community." A yellow-highlighted passage states: "This event is truly for everyone. If you've heard conflicting or negative things about trans people... if you're unsure what to think... if you've held questions or even skepticism - you are welcome here." Below that, unhighlighted text continues: "If you're an ally but still have questions about things like sports, healthcare, or puberty blockers - this space is for you too. Come as you are, bring your honest questions, and be part of a respectful, open conversation where understanding can grow." Event details follow with icon bullets: a calendar icon with "April 30, 2026," a clock icon with "6:30 PM," a location pin with "Elks Hall, Okotoks," and a ticket icon with "FREE EVENT." Closing text: "Let's talk, listen, and learn together. Come with an open mind, leave with a fuller heart. ❤️" and "Hosted by Okotoks Pride in partnership with Trans Action Alberta." Below the text post is an attached promotional graphic: a turquoise-background poster with a row of overlapping rainbow-colored hearts (red, orange, yellow, green, blue, purple) across the top, above white bold text reading "Ask A Trans Person Anything" and "Q&A with Dr Victoria Bucholtz" (note: spelled "Bucholtz" here, without the second "h," differing from "Buchholtz" in the post text above). Below in magenta/purple bold text: "April 30, 2026 / Elks Lodge / Okotoks / 6:30 pm / FREE EVENT." At the bottom left in a cursive yellow font is "Okotoks" above "PRIDE" in pink block letters, with the word "TRANS" partially visible/cut off beneath it in a third line. On the right side of the graphic is a photograph of a man with long dark red/maroen wavy hair, heavily tattooed arms and chest, wearing a black tank top, arms crossed, looking directly at the camera with a slightly sneering expression. A dark circular icon with a left-pointing white arrow appears in the upper left of the graphic, suggesting this is a carousel/slideshow post with additional slides.

J’y ai assisté avec Frances Widdowson principalement pour observer le déroulement. Je n’avais pas l’intention de poser des questions ; j’étais surtout là pour écouter ce que les gens avaient à dire et observer qui assistait. Je n’étais pas là pour perturber l’événement.

Abonnez-vous à Gender Dissent

Recevez nos derniers articles directement dans votre boîte de réception.

Nous respectons votre vie privée et n'envoyons pas de spam ! Pour en savoir plus, consultez notre politique de confidentialité.

Frances n’était pas sûre de pouvoir même entrer (Bucholtz avait réussi l’année dernière à l’empêcher de participer au défilé de la fierté de Calgary). Nous espérions que l’espace serait plus grand et que nous pourrions nous asseoir au fond sans être remarquées. Frances voulait diffuser en direct si possible. Pour ma part, je prévoyais simplement d’enregistrer l’audio.

Frances et moi avons réussi à entrer et avons trouvé des places à une table dans la partie du salon où se déroulait l’événement. J’ai acheté des bières au bar pour nous deux. Des bières délicieuses de la Big Beaver Brewing à Okotoks.

Malheureusement, nous n’avons pas pu terminer nos bières.

Bucholtz a rapidement remarqué la présence de Frances et s’est approché pour lui demander de partir, qu’elle n’était pas la bienvenue. À ce moment-là, Frances diffusait discrètement en direct sur X et je maintenais ma série sur Duolingo (les échecs !), savourant ma bière, et me mêlant généralement de mes affaires. J’ai trouvé l’espace inconfortable et étrange, et je réalise maintenant que j’avais quelque peu dissocié en raison de l’énergie masculine narcissique et toxique que projette Bucholtz. (Un titre plus approprié pour l’événement aurait été « Posez vos questions à un narcissique » à mon avis.)

Soudainement, nous nous sommes retrouvées entourées des sbires de Bucholtz et une courte conversation a eu lieu, Bucholtz exigeant que Frances et moi (quand il a réalisé que nous étions ensemble) partions, car nos opinions, et vraisemblablement nos questions, n’étaient pas les bienvenues. Je suppose que nous nous situons du mauvais côté du spectre sceptique ! Frances lui a demandé de payer les bières, ce qu’il a accepté. Je note que ce sont ses « servantes » qui ont sorti l’argent liquide pour payer nos consommations (je me demande s’il les a remboursées…). Côté positif : nous avons réalisé un petit bénéfice.

Nous sommes bien parties, mais nous nous en sommes voulu peu après de ne pas avoir tenu bon un peu plus longtemps. Bien que Frances ait clairement indiqué que nous étions là pour une discussion ouverte, nous aurions pu souligner que l’événement invitait les sceptiques. Je pense aussi que nous aurions dû simplement refuser de partir avec un simple « non ». Cependant, Bucholtz a laissé entendre que l’événement était privé en déclarant qu’il avait « le contrôle de la salle » ; cela suggérait que le salon des Elks d’Okotoks n’était pas ouvert au public, bien que le site Web des Elks d’Okotoks indique le contraire. Il n’y avait aucune pancarte « fermé pour événement privé » sur la porte.

« Lors de l’événement « Posez toutes vos questions à une personne trans », la militante trans Victoria Bucholtz (@KarlaMarx1917) précise que cet événement n’est PAS destiné à tout le monde. »

La diffusion en direct de Frances s’est malheureusement interrompue à mi-chemin de la conversation, mais j’ai réussi à la capturer dans un enregistrement audio.

En ce qui me concerne, j’ai l’impression d’avoir automatiquement cédé aux exigences de Bucholtz de partir. Une réaction automatique, presque liée à mon éducation : comme beaucoup de femmes, j’ai été conditionnée à être une « bonne fille » qui cherche à plaire et à obéir aux hommes. Le patriarcat contrôle les femmes depuis des millénaires. C’est pourquoi le mouvement transgenre patriarcal a réussi à faire céder si facilement les femmes sur leur féminité et leurs espaces aux hommes s’identifiant comme trans, et c’est pourquoi nous en sommes là. Quant à Bucholtz, il pense peut-être être une femme, mais il sait certainement exercer ce pouvoir masculin toxique sur les femmes, même sur celles qui voient clair dans ses mensonges ! J’ai également eu l’impression qu’il prenait plaisir à expulser Frances et moi de l’événement.

Bryony Dixon l’a si bien dit !
Femme opprimée : « Vous avez donc ouvert ce débat au public… mais vous avez décidé… »
Homme oppresseur : « C’est une discussion ouverte, vous n’êtes pas intéressée par une discussion ouverte. »
Femme opprimée : « Je suis intéressée par une discussion ouverte – c’est vous qui n’êtes pas ouvert…»
Homme oppresseur : « Je ne suis pas disposé à entendre ce que vous avez à dire. Je sais ce que vous avez à dire. Veuillez partir. »
La langue de bois dans toute sa splendeur.

La présence de Frances et moi à « Posez vos questions à une personne trans » à Okotoks n’a pas été totalement vaine. La diffusion en direct de Frances est devenue virale, principalement sur X, et Rebel News a relayé l’histoire. Dans son reportage, Sheila Gunn Reid souligne que ces événements étant parrainés par des organisations financées par le gouvernement comme EGALE, ce sont les contribuables qui les financent en réalité.

À mon avis, cela signifie que n’importe qui a le droit d’y assister, et j’espère que nous avons donné de l’élan aux autres TERFs (et à quiconque ayant une bonne perception de la réalité) pour se rendre à ces événements, poser des questions et enregistrer si possible. Posez les questions que les militants trans ne veulent pas nous entendre poser. Nous savons tous pourquoi ils ne veulent pas les entendre. Parce qu’ils ne peuvent pas y répondre sans que leur château de cartes s’effondre.

A dark, dramatic AI-generated illustration depicting a collapsing tower or "house of cards" made of illustrated character portrait cards, set against a stormy night sky with multiple lightning bolts striking in the background. Each card depicts a stylized, colorfully-illustrated young person's portrait with a label beneath or on it representing a personal pronoun set or gender-identity category. Legible card labels, from top to bottom/left to right as they tumble: "Trans Woman" (pink-haired figure), "they/them" (green-haired figure), "she/her" (dark-haired figure), "he/him" (blue-hooded figure), "ze/zir" (pink and blue haired figure), "ey/em," "xe/xem," "Trans Man" (card floating separately at far right), "cy/cyr," "zie/hir," "zie/hïr," "ne/nem," "sie/hir," "eirs/emself," "ver/verself," "qui/quemself," "hir/hirself," "tey/temself," "yos/yoself," "him/himself," "hey/hem," "zir/zirself," "xie/hirself," "yo/yoself," "hers/herself," "his/himself," and "cirs/cirself." The cards appear to be exploding or crashing downward into a pile of wooden-textured debris/shards on a wooden tabletop surface, evoking imagery of a collapsing card tower. In the bottom right corner, small white text reads "Created with AI."

Abonnez-vous à Gender Dissent

Recevez nos derniers articles directement dans votre boîte de réception.

Nous respectons votre vie privée et n'envoyons pas de spam ! Pour en savoir plus, consultez notre politique de confidentialité.

Raven Maverick
Raven Maverick
Raven Maverick est une écrivaine et artiste féministe radicale qui réside à Calgary, en Alberta.
Partagez cette publication

PUBLICATIONS RÉCENTES

Ottawa remet le gai image titre - F

Ottawa remet le gai dans la fierté

Katherine Jameson Digby
Reportage sur le défilé Fierté dans la Capitale 2026 Depuis 2020, le défilé annuel Fierté dans la Capitale d’Ottawa, se voit secoué par les forces...
101
Ottawa Uni Contre la Haine — Ou « Les femmes qui apprennent à être plus empathiques »

Ottawa Uni Contre la Haine — Ou « Les femmes qui...

Aux premières heures de la matinée du 16 juin 2026, je me suis trouvée à vélo, traversant Ottawa en direction du Centre Lakeside Ron-Kolbus,...
250
Mayday dans la capitale du Canada — ou, Les jeunes sur la colline (ne vont pas bien)

Mayday dans la capitale du Canada — ou, Les jeunes sur...

Le 5 mai 2026, l'événement inaugural « Mayday Canada — Enfants en crise ! » a réuni à Ottawa des figures majeures du milieu,...
113
ce que cbc ne vous a pas dit athletes feminines categorie

Ce que CBC ne vous a pas dit

Le 26 mars 2026, le Comité International Olympique a annoncé une politique d'admissibilité fondée sur le sexe pour les épreuves féminines, une décision saluée...
72