Des femmes qui donnent du pouvoir aux hommes? Derrière les lignes ennemies à une levée de fonds pour artistes féminines à Calgary

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Un militant transgenre masculin, harceleur, drag queen, remporte un prix des arts féminins

Cet article a été initialement publié sur le Substack de Raven Maverick le 10 novembre 2025.

A couple of days before the Famous Five Foundation in Ottawa awarded a 2025 Famous 5 Award to trans activist Fae Johnstone, the Calgary chapter of the Firecracker Department, an organization that describes itself as a place for “female and non-binary artists to connect, create, and empower each other,” awarded their annual Blaze award to Victoria Bucholtz (aka drag queen Karla Marx), at the organization’s annual fundraising brunch and comedy show.

A screenshot of an Instagram post from the account "firecrackerdept" (co-tagged with "corymackcomedy"). The attached image shows a man with platinum blonde slicked-back hair, heavy dark eye makeup, and full-sleeve tattoos, posed crouching while holding an electric guitar shaped with a V-style headstock, wearing a magenta and black tiger/zebra-striped catsuit with a black leather harness across the chest. Overlaid text on the image reads "CALGARY BLAZE AWARD RECIPIENT 2025" in orange block letters at top left, and at the bottom, "VICTORIA BUCHOLTZ AKA KARLA MARX" in teal and orange lettering, with a repeating "FIRECRACKER" wordmark pattern forming a border around the edges. Beside the image, the post caption reads: "We're proud to announce the Calgary Blaze Award Recipient for 2025! Meet Victoria Bucholtz — aka Karla Marx, the First Comrade of Your Heart! By day, Dr. Victoria Bucholtz, PhD, is a powerhouse history professor with razor-sharp expertise in German and military history, gender theory, and the history of emotions. By night? She transforms into Karla Marx — a no-holds-barred drag queen, burlesque bombshell, stand-up comedian, and unstoppable host lighting up stages from Calgary to Europe. A co-founder of Queer Citizens United and the Queer Education Foundation, Bucholtz isn't just performing — she's leading movements. Whether she's organizing for Momentum, making waves as a transgender rights activist, or selling out her first theatre run, she's redefining what it means to be radical, brilliant, and unapologetically loud. Fresh off her third European tour, hosting Calgary's Great Outdoors Comedy Festival, and running the first-ever Japanese International Burlesque Festival — Karla Marx is the revolution in heels. Join us in celebrating @karla.marx1917 this weekend at the Calgary Firecracker Department Annual brunch! There are still a few tickets left, don't miss it! Link in bio!" followed by a timestamp "5w." Below the caption, a reply from "karla.marx1917" reads: "THANK YOU!! It's an honour to be recognized!! ❤️❤️❤️" with "5w · 1 like · Reply" and "View replies (1)" beneath it. The post shows "29 likes" at the bottom.
Note: "Karla Marx" is a man born Matthew Bucholtz, but the account posting uses female pronouns for him.

Le magazine Glamour UK a ensuite présenté neuf hommes comme ses Femmes de l’année la même semaine.

Bucholtz était également la tête d’affiche du spectacle d’humour, avec un numéro de stand-up composé de blagues sur son « lesbianisme », sa « chirurgie génitale », ses troubles de l’érection, l’achat de sextoys, la sexualité infantile (!), et même des remarques désobligeantes sur les DJ masculins. Un tel numéro aurait davantage sa place dans un espace trans ou queer que lors d’un spectacle organisé par une association censée promouvoir les artistes féminines.

Tout comme Johnstone, Bucholtz, professeure d’études de genre à l’Université Mount Royal de Calgary et artiste de drag et de burlesque, est une militante transgenre qui dénonce actuellement la législation du gouvernement de l’Alberta concernant l’idéologie du genre dans les écoles et les questions connexes.

A screenshot of a university faculty directory listing. On the left is a blue graphic panel with the "MOUNT ROYAL UNIVERSITY 1910" crest logo. On the right, black text reads: "Victoria Bucholtz, PhD" followed by "Sessional Instructor." Below, contact details list: "Office: EA3129F," "Phone: 403.440.8910," "Email: vbucholtz@mtroyal.ca" (displayed as a blue hyperlink). Below that, under the heading "Education," it lists: "PhD - University of Calgary," "MA - University of Alberta," "BA - University of Alberta."

Bucholtz est également connu pour avoir harcelé la députée Jennifer Johnson sur Zoom lors d’une réunion où elle tentait de se réconcilier avec la communauté LGBTQ+ après des propos apparemment offensants envers les jeunes transgenres, avant d’être réintégrée au caucus. La vidéo parle d’elle-même. Il s’agit tout simplement d’un homme harcelant une femme et tentant de contraindre sa parole. Je suis certain qu’il n’aurait pas osé si Jennifer s’était appelée John ou Jeremy.

Bucholtz : « Je vous donne une dernière chance. Les femmes transgenres sont-elles des femmes ? Allez-vous le déclarer publiquement ? »

Ce groupe d’artistes féminines libérales et « progressistes » a décidé que cet individu, un homme qui ne pourrait pas être plus viril même s’il le voulait, était la crème de la crème du stand-up « féminin » de la ville, lui offrant ainsi la place convoitée en tête d’affiche, ainsi que leur prix annuel, tous deux destinés aux artistes féminines.

Bucholtz a également reçu la médaille du couronnement du roi Charles III (sur proposition de la Première ministre Danielle Smith) en juin dernier.

En plus de ne pas être une femme, loin de là, cette personne n’a certainement pas besoin d’être soutenue par une communauté d’artistes féminines. Je ne vois absolument pas comment il pourrait, en retour, contribuer à l’émancipation des artistes féminines !

J’ai assisté à l’événement qui, bien qu’ouvert à tous, était fréquenté principalement par des femmes. Il était plus petit que je ne l’avais imaginé et le « brunch » se résumait à du café et des viennoiseries.

Je n’avais malheureusement pas fait de recherches sur l’organisation au préalable (ou peut-être heureusement), et en y participant, je me suis retrouvée sans le savoir en territoire ennemi.

Malgré le choc et le malaise de me trouver au même endroit que Bucholtz (qui m’avait bloquée sur X il y a environ un an et qui, j’ai appris plus tard, avait agressé une amie à la Marche des Fiertés), j’ai gardé le sourire et ri de l’absurdité de la situation. J’aurais voulu réagir, dire quelque chose, mais cela aurait pu avoir de graves conséquences pour moi, notamment au travail.

Avec le recul, il n’est pas vraiment surprenant, c’était même presque prévisible, que ce groupe ait choisi de célébrer Bucholtz comme une artiste « féminine ».

Malgré les récentes « victoires » remportées par les TERFs et les réalistes du sexe, les progressistes persistent à clamer haut et fort que « les femmes trans sont des femmes » et à présenter ces hommes comme des exemples parfaits de « féminité ». Ils sont traités comme des « poupées » à protéger, et le slogan « Protect the Dolls » [« Protégez les poupées] » remplace l’ancien, devenu obsolète.

Il est vrai que lorsqu’on invite un vampire chez soi, il est très difficile de revenir sur sa décision.

A close-up photograph of pop singer Madonna with curly platinum blonde shoulder-length hair, pale makeup, and pink lipstick, looking directly at the camera with a serious expression. She wears a silver rosary-style necklace with a cross pendant and a white long-sleeve T-shirt printed with black text reading "PROTECT / THE / DOLLS," stacked in three lines. She stands indoors in a dim setting with dark clothing racks visible blurred in the background.
Image de couverture de la chanson de Madonna « What it Feels Like for a Girl (Protect the Dolls Pride 2025 Remix) » on Soundcloud

Les vampires dans cette affaire sont des hommes trans-identifiés. Ils sont parvenus à obtenir l’accès aux espaces féminins en manipulant la compassion et l’empathie des femmes.

J’ai récemment découvert le concept bouddhiste de « compassion idiote » (par opposition à la « compassion sage »), qui résume bien la situation.

La compassion « woke », avec son accent sur l’inclusion et l’empathie, est une forme de compassion idiote. Le fait de cautionner une fausse identité ou une illusion relève également de cette compassion idiote. Cette dernière est souvent davantage liée à l’ego de la personne qui se montre inclusive et bienveillante. C’est performative. De l’optique pure. On le constate lorsqu’une personne remet en question les croyances d’une secte culte.

L’inclusion et la bienveillance disparaissent dès que des voix dissidentes (notamment celles des femmes) expriment des critiques du genre. Le Canada est peut-être l’un des derniers grands bastions woke, conservant une compassion idiote natioanale. Cela tient peut-être, en partie, à l’image d’une nation aimable, inclusive et polie qu’on lui a véhiculée.

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Voilà ce qui rend ce combat si difficile. Revenons à la vidéo où Bucholtz tente de forcer une femme à s’exprimer. Jennifer Johnson, dont la carrière est en jeu, fait tout son possible pour apaiser les tensions, leur demandant d’accepter leurs divergences d’opinions tout en se respectant mutuellement. Bucholtz refuse catégoriquement et met fin à la réunion en déclarant qu’il dénoncera publiquement cette situation.

L’interprétation humoristique de MaryCate Delvey de l’interview correspond exactement à la façon dont elle aurait dû se dérouler.

« Comment répondre à une séance de lutte trans »

Voilà ce qui aurait dû se passer dès le début de cette folie, avant que les hommes autogynéphiles ne soient ouvertement invités dans les espaces réservés aux femmes. Les femmes auraient dû dire non. Certaines l’ont fait, mais pas assez.

Aujourd’hui, face à la multitude d’idiotes utiles se faisant passer pour des femmes bienveillantes et compatissantes, il faudra du temps pour retirer cette invitation. Une organisation comme le Firecracker Department n’est pas un lieu pour une femme critique du genre, et nombre d’entre nous sont désabusées par le milieu artistique en général, qui privilégie l‘inclusion des personnes trans au détriment des espaces et groupes non mixtes féminins.

Heureusement, j’ai découvert que les organisations qui œuvrent pour rétablir les droits des femmes fondés sur le sexe regorgent de femmes artistes comme moi. Peut-être qu’à travers notre art, collectivement, nous pourrons retirer l’invitation de ces vampires.

A photograph of a dark red painted wooden door set into a matching red wall, lit dramatically from above. Two wooden signs are mounted on the door: the upper sign, in a lighter wood tone with black text, reads "WOMEN." Below it, a smaller dark wooden sign with illuminated cream-yellow lettering reads "NO VAMPIRES." A black door handle and lock mechanism are visible on the door below the signs.

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