Femmes unies dans le réel 2026 — reportage de terrain du troisième congrès annuel de caWsbar
- Canadian female human
- 3 avr.
- 16 min de lecture
Dernière mise à jour : 8 avr.
Par Canadian female human (créatrice du site web womenarereal.ca)

Sur le terrain à Montréal, la « femme humaine canadienne » nous envoie ce reportage sur sa deuxième participation au congrès annuel de caWsbar, cette fois à Montréal.
Reportage de terrain
Femmes unies dans le réel 2026 a réuni des femmes et leurs alliés masculins à Montréal pour la troisième conférence annuelle de caWsbar (Canadian Women's Sex-Based Rights/Droits fondés sur le sexe des femmes canadiennes) – un week-end entier consacré aux échanges, à la liberté de parole et à la sensibilisation aux répercussions des politiques d’identité de genre sur les droits des femmes. Le week-end comprenait des préparatifs le vendredi, un après-midi de conférences et de tables rondes le samedi, suivi d’une période de questions, et une manifestation publique le jour de la Journée internationale des femmes contre l’incarcération d’hommes dans des prisons pour femmes.

La mise en place. Chaque participant a reçu un sac à dos aux couleurs de RBWU, contenant des autocollants et des souvenirs. Source photo : @cawsbar sur X/Twitter
Vendredi 6 mars — Ça commence
Dès vendredi, les femmes ont commencé à se rassembler, arrivant avec enthousiasme sur les lieux, venues de tout le pays et même de l'étranger. Le lieu exact de la conférence avait été tenu secret jusqu'à la veille, car, malheureusement, des mesures de sécurité renforcées restent une nécessité lors de ces événements, les femmes continuant d'être menacées, harcelées et agressées pour leurs efforts visant à rétablir les protections fondées sur le sexe au Canada.
Les premières arrivées, pleines d'initiative, se mirent aussitôt au travail, préparant collectivement une banderole « Pour des prisons non mixtes » pour la manifestation de dimanche. L'atmosphère était chaleureuse, collaborative et empreinte d'un soulagement palpable. Des femmes, dont beaucoup se rencontraient pour la première fois en personne, ont parlé ouvertement du temps qu'elles avaient passé à chercher dans leurs villes et régions d'autres personnes partageant les mêmes idées et œuvrant pour la restauration des droits des femmes et des espaces lesbiens, et du soulagement qu'elles avaient éprouvé en découvrant caWsbar. Il était clair que, pour beaucoup, le simple fait de se trouver dans une pièce remplie de femmes qui comprenaient le problème était significatif, voire thérapeutique, en soi.

Des femmes confectionnent la bannière à RBWU26. Crédit photo : Carol Bamford

Bannière KPSS créée à RBWU26. Source photo : @MaureenWRC on X/Twitter
J’ai découvert caWsbar fin 2024 et assisté à ma première conférence en 2025. J’ai adhéré car je souhaitais contribuer à la lutte pour les droits des femmes au Canada. Ayant constaté de visu le genre d’hommes que le Canada place dans les prisons pour femmes, je me suis sentie obligée de faire tout mon possible pour sensibiliser le public. J’ai beaucoup apprécié les échanges avec les femmes de caWsbar, qu’elles soient publiques ou qu’elles préfèrent rester anonymes, comme moi.
Il est inspirant de voir autant de femmes s’engager partout au Canada, chacune à sa manière.
Samedi 7 mars — Table ronde et questions-réponses
Les intervenants du samedi ont abordé le thème de la conférence sous différents angles, mais plusieurs points communs ont émergé tout au long de la journée : l’importance d’un langage fondé sur le « sexe », l’incapacité des institutions à protéger les femmes, la suppression du débat public honnête et la nécessité de construire des communautés réelles et durables pour militer en faveur du changement.

Place au spectacle ! Pleins feux sur Natasha Tutino, la maîtresse de cérémonie, de RBWU26. Crédit photo : Erica Mitford
L'événement était animé par l'inimitable Natasha Tutino, présidente et cofondatrice de The Red Tent Collective, dont l'énergie créative nous a divertis et a permis au programme de se dérouler sans accroc, tandis qu'elle passait avec aisance et humour du français à l'anglais.
Les intervenants
Heather Mason, cofondatrice de caWsbar et présidente du conseil d'administration, a ouvert la conférence par un témoignage poignant et personnel, relatant comment elle a trouvé sa vocation à travers ses propres expériences de toxicomanie, d'instabilité et d'incarcération. Son discours a ancré toute la conférence dans la réalité plutôt que dans la théorie, et a visiblement ému de nombreuses personnes dans l'assistance.

Heather Mason, cofondatrice et présidente du conseil d'administration de caWsbar, ainsi que coordinatrice principale de la conférence, prononce un discours émouvant et inspirant lors de RBWU26. Crédit photo : Erica Mitford
« Devenir sobre et reconstruire ma vie n’a pas effacé ce que j’ai vu entre ces murs ; au contraire, cela l’a rendu plus poignant. Car lorsqu’on survit à une telle épreuve, on n’oublie pas qui était vulnérable au moment crucial. On n’oublie pas qui n’avait pas voix au chapitre. Et on n’oublie pas avec quelle rapidité les femmes peuvent être sacrifiées lorsque leurs besoins entrent en conflit avec l’idéologie ou la politique.» —Heather Mason
Mason a souligné que les femmes en prison sont généralement plus nombreuses à être pauvres, traumatisées, toxicomanes, atteintes de maladies mentales et victimes de violences masculines. Elle a évoqué les années de travail qui ont mené à l'action en justice fédérale intentée par caWsbar au nom des femmes détenues, ainsi que la confiance que ces dernières lui ont témoignée en partageant leurs expériences. Ses remarques ont clairement montré que cette affaire ne s'était pas produite du jour au lendemain. Elle est le résultat de manifestations, de la création de liens, de la collecte de preuves et d'années de persévérance.
« caWsbar a été fondée par des femmes, des femmes ordinaires, qui refusaient que les droits fondés sur le sexe soient soudainement négociables, qui refusaient que la protection des femmes soit perçue comme un acte haineux, qui refusaient qu'on leur dise de se taire et d'obéir. Nous avions compris une chose très simple : si les femmes ne défendent pas les droits fondés sur le sexe, personne d'autre ne le fera. » — Heather Mason
Alexandra Houle, présidente du Réseau féministe québécois, a replacé la question dans le contexte politique québécois. Elle a décrit le Québec comme une société fortement marquée par des valeurs progressistes et un profond engagement envers l’égalité entre les femmes et les hommes, soulignant qu’au cours des dernières années, le Québec est devenu si progressiste qu’il semble avoir perdu la capacité de nommer des réalités très simples, comme celle de définir ce qu’est une femme.

Alexandra Houle, présidente du Réseau féministe québécois, à la estrade. Crédit photo : Erica Mitford
Les remarques de Houle ont été particulièrement utiles pour montrer comment la question carcérale est devenue politiquement importante au Québec. Le cas de Mohamed Al Ballouz, par exemple, a suscité un débat nécessaire et toujours d’actualité dans la province. Balouz a assassiné sa femme et ses deux jeunes enfants, puis a adopté une identité féminine durant son procès et a été incarcéré dans un établissement pour femmes avant le prononcé de sa peine.
L’intervention de Houle, sous la forme d’un article publié, a joué un rôle déterminant dans le débat public. Elle a souligné que les politiques relatives à l’identité de genre étaient mises en œuvre sans véritable analyse de leurs répercussions sur les femmes, qui sont de fait soumises à une expérience sociale sans leur consentement.
« Pourtant, aucune étude d’impact sérieuse n’a été menée sur les conséquences de ces politiques pour les femmes incarcérées. Nous avons soumis de multiples demandes d’accès à l’information pour obtenir les analyses comparatives entre les sexes qui auraient dû accompagner ces politiques – et nous ne les avons jamais reçues. » — Alexandra Houle
Carol Bamford, animatrice reconnue des émissions X Spaces – The Summit, qui abordent avec réalisme les questions de sexualité, et co-animatrice de North American Angst, a courageusement accepté de remplacer au pied levé Anna Slatz parmi les intervenants.
Bamford a parlé de langage clair, de la défense des droits des personnes handicapées et de l'importance de s'exprimer simplement. Elle a également souligné l'importance des espaces, physiques ou virtuels, pour se connecter avec d'autres femmes qui luttent pour leurs droits, ainsi que le rôle de la communauté et de l'action collective. Elle a insisté sur le fait que, dans ce combat, la réalité suffit et que les femmes n'ont pas besoin de jargon ni de statistiques pour défendre ce qui est évident. Elle a lié la défense des droits des femmes à une préoccupation plus large : l'abandon des personnes vulnérables au profit de modes idéologiques. L'insistance de Bamford sur la clarté du discours a été l'un des messages les plus marquants de la conférence.

Les fidèles auditeurs de Carol Bamford (@Bookish120) sur X Space étaient ravis de mettre un visage sur la voix de cette femme qu'ils ont l'impression de bien connaître. Crédit photo : Erica Mitford
« Parlez franchement, même si cela peut vous coûter cher. Certains seront contre vous, certains vous abandonneront, mais vous rencontrerez beaucoup d'autres qui croient en la réalité, qui comprennent, comme vous, que l'idéologie et l'identité ne peuvent l'emporter sur la réalité. Les hommes ne sont jamais des femmes. Alors, poursuivons le dialogue aujourd'hui et chaque jour. » — Carol Bamford
La suivante était Genevieve Gluck, cofondatrice avec Anna Slatz du média d'information et d'opinion réputé Reduxx.
Gluck s'est concentrée sur le paysage médiatique et le travail du journalisme d'investigation. Elle a expliqué que la création de Reduxx était une réponse au refus des médias traditionnels de rendre compte fidèlement des effets de l'idéologie du genre sur les femmes et les enfants. Sa présentation portait sur les enquêtes menées par Reduxx concernant les liens institutionnels impliquant l'Association mondiale des professionnels de la santé transgenre (WPATH), notamment ses liens historiques avec des universitaires et des organisations controversées telles que le Paedophile Information Exchange (PIE) et la North American Man/Boy Love Association (NAMBLA).
Gluck a soutenu que l'activisme transgenre est un mouvement né de la sympathie pour les agresseurs sexuels masculins, qu'il méconnaît et bafoue les droits des femmes et des enfants, et qu'il est incompatible avec une société qui valorise l'humanité et la dignité des femmes et des enfants.

Geneviève Gluck n'a pas mâché ses mots lors de la RBWU26. Même les techniciens audiovisuels et les agents de sécurité étaient mal à l'aise en entendant parler des horreurs que l'activisme transgenre cherche à protéger. Source photo : @Women___Exist sur X/Twitter
« L’idéologie de l’identité de genre réduit les femmes, aux yeux de la loi, à un objet de fétichisme sexuel masculin. Elle nie leur humanité et la remplace par des protections accordées aux hommes souffrant de pathologies sexuelles. Partout où l’identité de genre est codifiée, les femmes sont juridiquement redéfinies comme un objet de fétichisme pornographique, et les hommes qui nous perçoivent ainsi se voient accorder plus de droits que nous. » — Geneviève Gluck
La dernière intervenante du panel était la Dre Linda Blade. Porte-parole respectée de caWsbar et membre du conseil d'administration, Coach Blade est également fondatrice de l'International Consortium on Female Sport.
Cette année, suscitant un vif enthousiasme chez les participants désireux de rencontrer enfin la principale défenseure du sport féminin au Canada, l'entraîneuse Blade avait fait le voyage depuis l'Inde pour prendre la parole en personne lors de l'événement.
Abordant l’impact des politiques d’identité de genre sur le sport féminin, sa présentation a retracé une série de mensonges institutionnels, notamment au sein du sport olympique, qui ont progressivement sapé l’équité et la sécurité des femmes. Ses remarques étaient pertinentes, très structurées et pratiques. Elle a mis en garde contre la récente ruse linguistique consistant à parler de « caractéristiques sexuelles » plutôt que de sexe, y voyant une autre façon de nier aux athlètes féminines le droit à des compétitions exclusivement féminines.
Coach Blade nous a tous invités à agir sur six fronts : informer, mobiliser, remplacer, célébrer, s'amuser et persévérer. Il s'agissait d'un appel non seulement à critiquer les mauvaises politiques, mais aussi à les remplacer par des alternatives claires et à continuer d'aller de l'avant.

L'entraîneuse Linda Blade, vêtue d'un authentique kurta indien de son pays de résidence actuel, a encouragé les participantes de RBWU26 à garder leur objectif en tête. Crédit photo : Erica Mitford
« Comme nous l’avons appris de l’arrêt de la Cour suprême du Royaume-Uni, les activistes infiltrés dans les administrations ne s’arrêteront pas, même lorsqu’il est démontré qu’ils ont tort. Les activistes transgenres ne s’arrêteront que lorsqu’ils y seront contraints. Ils se sentent en droit d’agir. Nous ne pouvons pas relâcher nos efforts une fois la victoire acquise. Nous devons rester vigilants bien après avoir cru le combat terminé. » — Dre Linda Blade
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26 mars, 2026 — Annonce par le Comité International Olympique
« L’admissibilité à toute épreuve féminine des Jeux Olympiques ou d’un autre événement du CIO, qu'il s'agisse de sports individuels ou d'équipe, est désormais réservée aux personnes de sexe biologique féminin, déterminé sur la base d'un dépistage du gène SRY, qui sera réalisé une seule fois dans la vie de l’athlète. »
Gender Dissent reviendra sur le sujet avec l'entraîneur Blade dans un prochain article afin de connaître les réactions de la communauté sportive, la manière dont la nouvelle politique sera mise en œuvre et les prochaines étapes pour l'International Consortium on Female Sport.
Retour à notre rapport
L'événement Realty Based Women Unite 2026 a réuni un certain nombre de commentatrices réalistes sur les droits des femmes et la liberté d'expression, dont les journalistes Barbara Kay, Wesley Yang, Terry Newman et la politologue, militante et auteure Frances Widdowson.

Wesley Yang (au centre à droite) filme la conférence RBWU26. Maureen Sullivan, membre du conseil d'administration de caWsbar et coordinatrice de la conférence, est visible en bas à droite.
Crédit photo : Erica Mitford
Était également présente Amy Hamm, chroniqueuse au National Post, journaliste au New Westminster Times et cofondatrice de caWsbar.
Répondant à la demande d'un participant, Mme Hamm a fait un bref point sur ses batailles juridiques en cours et sur les conséquences professionnelles et personnelles de son refus de proférer des mensonges sous la contrainte. Elle a partagé l'une des phrases les plus drôles de sa décision disciplinaire, qui stipulait qu'elle « n'avait aucun potentiel de réhabilitation ».

Amy Hamm partage un moment de rire et un message avec le public de RBWU26.
Crédit photo : Erica Mitford
« Non, je n’ai aucune possibilité de réhabilitation. Je ne peux pas être réhabilité au mensonge, et je pense qu’aucun d’entre vous dans cette pièce avais possibilité de réhabilitation, et j’espère que cela ne changera jamais. » — Amy Hamm
Séance de questions-réponses
La séance de questions-réponses a permis de clarifier les enjeux : la définition juridique du sexe et du genre, l’interprétation par les institutions d’un langage vague qui invisibilise les femmes, le rôle que joue encore la contestation publique et les raisons d’espérer.

Répondre aux questions du public à RBWU26. De gauche à droite : Heather Mason, Alexandra Houle, Carol Bamford, Genevieve Gluck, Linda Blade. Crédit photo : Erica Mitford
Several exchanges were especially revealing. Discussion of Statistics Canada, directives from the Treasury Board, human rights codes, female-only care, the media, and Section 28 of the Charter showed how broad the consequences of sex-denying policy have become. At the same time, the panelists stressed that public awareness is growing, that media silence is becoming harder to maintain, and that women are building strong networks across Canada and sectors.
Plusieurs échanges se sont révélés particulièrement révélateurs. Les discussions portant sur Statistique Canada, les directives du Conseil du Trésor, les codes des droits de la personne, les services de soins réservés aux femmes, les médias et l’article 28 de la Charte ont démontré l’ampleur des conséquences des politiques discriminatoires envers les femmes. Parallèlement, les panélistes ont souligné que la sensibilisation du public s’accroît, que le silence des médias devient de plus en plus difficile à maintenir et que les femmes tissent de solides réseaux partout au Canada et dans tous les secteurs.

Lors de la séance de questions-réponses du panel à RBWU26, la maîtresse de cérémonie, Tutino, a animé la salle. Crédit photo : Erica Mitford.
Le panel s'est conclu par l'intervention d'une participante experte en droit, qui a souligné que le sexe demeure un motif de discrimination interdit, distinct de l'identité de genre et de l'expression de genre.
Elle a expliqué qu'il est essentiel de bien comprendre cela et de définir clairement la finalité des mesures spécifiques, telles que les prisons pour femmes. Si le langage change, a-t-elle déclaré, et qu'au lieu de cela, on commence à mettre en œuvre des mesures spéciales pour le « genre », alors nous perdons la possibilité de dire : « Non, il s'agit d'une mesure spéciale pour le sexe, et voici le groupe de sexe concerné. »

Ce petit souvenir mignon, porteur d'une grande vérité, a été trouvé sur les sièges à numéro porte-bonheur du RBWU26. Poussins avec des messages créés et offerts par Amy Hamm. Source photo : @Wahrterf on X/Twitter

L'exposition annuelle de tulipes de la RBWU, aux notres couleurs de violet (ou mauve), blanc et vert, est devenue un symbole de générosité, de créativité et de persévérance des femmes de caWsbar.
Merci Maureen Sullivan, Tina Jensen et d'autres pour les jolis arrangements de cette année.
►►LA VIDÉO OFFICIELLE DE LA CONFÉRENCE RBWU26 SERA DIFFUSÉE AU PRINTEMPS.◄◄
Dimanche 8 mars — Journée internationale des femmes / Manifestation pour des prisons non mixtes
Dimanche, une quarantaine de femmes et leurs alliés masculins se sont rassemblés avec des banderoles et des pancartes devant les bureaux montréalais du Service correctionnel du Canada pour protester contre la pratique cruelle qui refuse aux femmes l’accès aux prisons non mixtes. Heather Mason a souligné avec satisfaction qu’il s’agissait du plus grand rassemblement parmi les dizaines de manifestations de ce type qu’elle a organisées jusqu’à présent.

La manifestation KPSS du RBWU26 lors de la Journée internationale des femmes était un acte de témoignage public en faveur des femmes qui ne peuvent pas manifester et s'exprimer librement. Source photo : @Women___Exist
Alexa Lavoie de Rebel News a couvert la manifestation, interviewant Mason et plusieurs autres manifestants sur les raisons pour lesquelles ils se mobilisent pour défendre les femmes incarcérées vulnérables et sans voix.
« J’étais détenue lorsque la politique de transfèrement des femmes dans les prisons a été modifiée pour autoriser les hommes à y être incarcérés. Beaucoup de mes amies, moi y compris, avons subi des agressions physiques et sexuelles, du harcèlement et des actes de coercition. Certaines femmes ont été violées, d’autres sont tombées enceintes, ont été contraintes d’avorter, et certaines ont même eu des enfants. Cela change complètement la dynamique dans les prisons pour femmes. Et les femmes en prison n’ont pas voix au chapitre, n’est-ce pas ? »
— Heather Mason, cofondatrice de caWsbar, présidente du conseil d’administration et organisatrice principale de RBWU26
Lavoie a également interviewé la présidente du Réseau Féministe Québécois, Alexandra Houle, pour sa couverture en français de la manifestation.
« On a su que les transferts d'une prison à l'autre des hommes pour vers les femmes a comme doublé en 4 ans selon service correctionnel Canada. Puis a des demandes aussi qui ont été faites de changement de nom de de c'est comme de pour avoir des privilèges pour les les prisonniers qui sont en probation fa ceux qui sont dans la communauté mais qui changent d'entité mais la population est pas au courant. »
—Alexandra Houle, President, Réseau Féministe Québécois.
En conclusion
Ce qui m'a le plus marquée ce week-end, c'est la force des échanges, la franchise et le sentiment partagé que ce combat est essentiel.
Il y avait de l'humour, de la chaleur et du soulagement d'être ensemble, mais aussi une compréhension claire que ce travail a été coûteux, souvent isolant et qu'il est loin d'être terminé. La conférence a rappelé avec force que les mouvements se maintiennent non seulement par des recours juridiques et des déclarations publiques, mais aussi par des rencontres en personne, en disant la vérité et en refusant d'être réduits au silence.
— Canadian female human
Postface de l'éditrice
Gender Dissent est ravie d'avoir reçu ce rapport de Canadian female human.
Ses efforts pour soutenir la mission de caWsbar visant à faire sortir les hommes des prisons pour femmes ont notamment inclus de nombreuses lettres aux autorités, des mémoires soumis à divers comités sur des questions touchant les femmes, une rencontre avec un sénateur, une discussion avec son député provincial et une participation à une émission de radio de CBC sur les expériences des femmes avec le système judiciaire de l'Ontario. Étonnamment, le témoignage de Canadian female human relatant son expérience d'incarcération avec deux hommes dans une prison provinciale pour femmes a été qualifié par Lindsay Martin, conférencière invitée de la Société Elizabeth Fry, de « sujet sur lequel il ne faut pas se concentrer ».
Le saviez-vous ? La première Société Elizabeth Fry au Canada a été fondée à Vancouver en 1939 avec pour mission initiale de soutenir les femmes impliquées dans le système de justice pénale. Au fil du temps, et plus particulièrement au cours des 10 à 15 dernières années, la plupart des sections canadiennes de la Société Elizabeth Fry ont élargi leur mission pour inclure explicitement les personnes de diverses identités de genre. En 2021, l’Association canadienne des Sociétés Elizabeth Fry a publié une déclaration appelant le gouvernement fédéral et le Service correctionnel du Canada à soutenir le droit des hommes s’identifiant comme transgenres d’être incarcérés dans un établissement pénitentiaire correspondant le mieux à leur identité de genre.
Canadian female human a également créé une base de données remarquable et constamment mise à jour, accessible gratuitement sur son site web WomenAreReal.ca. Ce document recense les cas connus d'hommes se faisant passer pour des femmes, qui ont été inculpés ou reconnus coupables de crimes, ou détenus dans des prisons pour femmes. Cette base de données a rapidement été reconnue comme un outil précieux pour toute personne effectuant des recherches ou des reportages sur le sujet.
« Présentation des 48 hommes recensés ayant été incarcérés dans des prisons pour femmes au Canada.
La base de données contient désormais 112 hommes ayant prétendu être des femmes à un moment donné, souvent après avoir été arrêtés pour des crimes à caractère sexuel. »
Lien vers la base de données « Women Are Real » :
« Crimes commis par des hommes qui s'identifient comme femmes au Canada »
Et notre moment “yeux au ciel” du jour
Toujours à Montréal, à l'occasion de la Journée internationale des femmes, une manifestation distincte, organisée par Celeste Trianon, juriste et militante transgenre, a été annoncée sur Facebook.
Sa manifestation (présentée comme un événement préliminaire à la manifestation « Femmes de Diverses Origines ») devait avoir lieu à l'Université Concordia, à un kilomètre et demi de la manifestation devant le caWsbar. « Parce qu'ici, à Montréal, nous reconnaissons que les femmes trans sont des femmes, et nous rejetons le contrôle des genres que l'extrême droite tente de nous imposer partout dans le monde. »
« FÉMINISTES, QUEERS, TRANS ET ALLIÉ.E.S, UNISSONS-NOUS CONTRE LA POLICE ET LES FASCISTES DU GENRE! »
Trianon rejette la solution logique proposée par Heather Mason pour accueillir les détenus transgenres par la création d'ailes de prison spécialement conçues pour eux. Une telle conception protégerait les détenus de sexe masculin « transgenres » des violences entre hommes qu'ils disent craindre, tout en protégeant les femmes des hommes se faisant passer pour des femmes, comme documenté dans le dossier de mouvement de la contestation de caWsbar.
« Aidez-nous à donner une voix aux femmes vulnérables.
Notre campagne de financement actuelle vise à soutenir notre initiative « Charte pour la protection des femmes incarcérées ». Voulez-vous nous aider ?
Faire un don »
Trianon conteste même l'existence d'un problème et suggère plutôt que tout le monde devrait être neutralisé par le genre
« L’idée du « prédateur trans », soutient-[il], est un « legs du patriarcat » dont la société doit s’affranchir... La véritable solution, estime Céleste Trianon, serait plutôt de « dégenrer » la société dans son ensemble. Ça commence par les écoles, puis les toilettes publiques, et un jour ce sera les prisons. » - de Cohabitation controversée, par Tristan Péloquin, La Presse, 1 octobre 2022
Despite the laughable title of Trianon's women's day protest, “Feministes contre les fascistes du genre” [Feminists Against Gender Fascists], numerous police, in cars, in vans and on bikes, monitored the caWsbar protest throughout its duration, presumably to interfere had any aggressors from Trianon’s demonstration chosen to make a nuisance of themselves, or worse.
There is no report on Trianon's Facebook account confirming the turnout or impact of his advertised protest against the gender fascists. Might it have just been a tactic to discourage actual feminists, and advocates for actual women’s rights, from informing the public about this sick, ongoing travesty of men in women's prisons?
Malgré le titre risible de la manifestation de Trianon pour la Journée internationale des femmes, « Féministes contre les fascistes du genre », de nombreux policiers, en voitures, en fourgons et à vélo, ont surveillé la manifestation du caWsbar tout au long de sa durée, sans doute pour intervenir si des manifestants de Trianon décidaient de perturber l'ordre public, voire pire.
Aucun compte rendu sur le compte Facebook de Trianon ne confirme la participation ni l'impact de sa manifestation annoncée contre les « fascistes du genre ». S'agissait-il simplement d'une tactique pour dissuader les véritables féministes et les véritable défenseurs des droits des femmes d'informer le public de cette horreur persistante que représentent les hommes dans les prisons pour femmes ?
Nous pensons que oui.
►►LA VIDÉO OFFICIELLE DE LA CONFÉRENCE RBWU26 SERA DIFFUSÉE AU PRINTEMPS.◄◄







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