Ottawa Uni Contre la Haine — Ou « Les femmes qui apprennent à être plus empathiques »
- Katherine Jameson Digby
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By Katherine Jameson Digby

Aux premières heures de la matinée du 16 juin 2026, je me suis trouvée à vélo, traversant Ottawa en direction du Centre Lakeside Ron-Kolbus, une installation municipale à dix kilomètres à l’est du centre-ville. Je cherchais les vestiges de la « Stratégie sur la condition féminine et l’équité des genres » (SCFEG) une initiative de la ville, qui a lentement disparu de la vue publique au cours des onze mois précédents.
L’événement vers lequel je pédalais le matin du 16 juin s’appelait « Ottawa Uni Contre la Haine », et j’en avais pris connaissance par le biais de l’infolettre «Participons Ottawa ». Normalement je n’aurais pas consacré un beau mardi matin à un objectif aussi nébuleux que « la lutte contre la haine », mais j’avais des raisons de croire que cette séance me mènerait aux personnages avec qui j’avais complètement perdu le contact, suivant mon effort désastreux de m’engager avec la « Stratégie sur la condition féminine et l’équité des genres » en juillet 2025.
Les lecteurs réguliers de Gender Dissent se souviendront peut-être de deux articles publiés l’été passé, à propos de la politique de la ville d’Ottawa d’inclure les hommes dans les vestiaires et les toilettes pour femmes dans les installations municipales. J’étais très désireuse de poursuivre encore ce sujet aux deux séances que la ville avait promis de convoquer sur la « Stratégie sur la condition féminine et l’équité des genres » en décembre 2025 et au printemps 2026. Malgré les rappels constants que j’ai persisté à envoyer à la ville pendant l’automne, l’hiver et le printemps derniers, aucune séance promise de la SCFEG n’a eu lieu.
C’était donc dans l’espoir de repérer quelques-uns des personnages principaux de la malheureuse SCFEG, que j’ai décidé d’assister à la séance « Ottawa Uni Contre la Haine », onze mois plus tard.
Quelle raison avais-je pour espérer que je pourrais engager quelques-uns des personnages de la SCFEG en personne, à une séance contre la haine? C’est justement la question que je me posais pendant mon trajet à vélo le matin du 16 juin.
La « Stratégie sur la condition féminine et l’équité des genres » de la ville d’Ottawa est née en 2018, avec la conseillère Theresa Kavanaugh comme liaison au Conseil municipale.
La conseillère Kavanagh célèbre le Mois de la fierté de la capitale sur Facebook, juin 2022
En décembre 2024, la directrice générale des Services sociaux et communautaires a fourni un rapport au Comité des finances et services organisationnels, qui recommandait que la ville rassemble le « Plan municipal sur la diversité et l’inclusion », la « Stratégie sur la condition féminine et l’équité des genres » et la « Stratégie de lutte contre le racisme » dans une « Structure-cadre prépondérante de l’équité, de la diversité, de l’inclusion et de l’appartenance afin de rationaliser les travaux portant sur l’équité, la diversité, l’inclusion et l’appartenance à la Ville en collaboration avec la collectivité ». (p.2)
Les gens responsables de cette structure-cadre sont un service du département municipal des Services sociaux et communautaires. Ils s’appellent le « Service de l’équité des genres et des races, de l’inclusion, des relations avec les Autochtones et du développement social (SEGRIRADS) ».
Une des raisons énumérées dans le compte rendu de décembre 2024 pour l’unification des trois initiatives d’équité, est que les membres de la « communauté diverse » d’Ottawa qui étaient approuvés à l’avance pour aviser la ville sur ces sujets, étaient fatigués d’être constamment consultés par le personnel du CMDI, de la SCFEG et de la SLCR :
[..N]ous avons constaté une lassitude dans les consultations, en particulier parmi les membres de la collectivité qui représentaient les groupes privés d’équité. (Ibid. p.6)
Une autre raison pour l’intégration de ces trois stratégies, était le potentiel pour des « synergies », promises par l’intersectionnalité d’intégrer tous ces groupes en une seule stratégie :
La structure-cadre de l’EDIA permettra de miser sur l’amélioration des efficiences et des synergies, de tenir compte de l’intersectionnalité des races et des genres et d’adopter les principes directeurs transversaux, en faisant cadrer les trois stratégies. La Ville peut ainsi adopter une approche réfléchie et proactive pour mieux réagir aux inquiétudes des résidents et pour améliorer le cadrage et le succès des initiatives consacrées à l’équité dans l’ensemble des directions générales. (p.6)
Le SEGRIRADS doit soumettre un rapport annuel pour le Comité des services sociaux et communautaires, au Conseil municipal, et au public:
Le personnel du SEGRIRADS surveillera, évaluera et soumettre un rapport annuel au comité et au conseil ainsi qu'au public quant au progrès effectué vers la réalisation des buts et des objectifs des stratégies sous cette structure-cadre. Le compte rendu identifiera et recommandera, tel qu’approprié, des actions correctives aux stratégies et tactiques. (Ibid. p.29 Traduction de l’auteur)
Ainsi il me semblait approprié le 16 juin, après onze mois de silence de la part de la Stratégie de la condition féminine et de l’équité des genres, que je devais venir rendre hommage à cette branche de la fonction publique de la ville, qui avait réintégré les droits des femmes dans tant d’autres causes.
Lors de mon arrivée à la salle centrale du Centre Lakeside Ron-Kolbus, j’ai observé que la salle avait était rangée avec dix tables circulaires, pour quatre personnes chacune. Le fond de la salle était équipé de quatre tables, chacune meublé de huit sièges, j’ai appris par la suite, pour les discussions de groupe.
L’ouverture de la séance avait était annoncée pour 9h30, donc j’ai pris ma place promptement, très désireuse de partager mon opinion sur les options de la ville pour réduire le potentiel pour les crimes haineux contre les femmes. Il y avait juste onze personnes présentes dans la salle à 9h30, et tout le monde avait l’air de se connaître déjà.
Sur la table, il y avait un ordre du jour, et des dépliants expliquant les objectifs de la structure-cadre « Équité, Diversité, Inclusion et Appartenance ». Je cherchais des noms et des titres, puisqu’il n’y presque aucune information en ligne sur les personnes qui dirigent le Service de l’équité des genres et des races, de l’inclusion, des relations avec les Autochtones.
La littérature disponible sur la table m’a informée que la campagne « Ottawa Uni Contre la Haine a débuté en 2025 afin de sensibiliser le public, de renforcer les réseaux communautaires, et d’équiper les résidents à empêcher et de répondre à la haine ». (Traduction de l’auteur)
Grâce aux dépliants, j’ai appris qu’un des événements que la ville avait organisés en 2025 afin de s’opposer à la haine était un discours par Monia Mazigh, décrite tout simplement comme l’auteur de « Gendered Islamaphobia : My Journey with a Scar(f) » (Islamaphobie genrée : mon trajet avec un foulard/cicatrice – les mots en anglais diffèrent par une seule lettre.)
Le nom Monia Mazigh ne me disait rien à ce moment-là, mais grâce à Wikipedia, j’ai appris qu’elle est l’épouse de Maher Arar, un Canadien Syrien qui a été expulsé en Syrie en 2002 par les Etats-Unis. Arar a été détenu sans inculpation pendant plus d’un an, avant d’être renvoyé au Canada.
Lors de la détention de son mari en Syrie, Monia Mazigh est parue souvent dans les médias canadiens. Éventuellement le Parti Libéral et le Parti Néo-Démocrate l’ont invitée à se présenter aux élections sous leur bannière. Mazigh a choisi de se présenter comme candidate Néo-Démocrate, mais sa candidature était exceptionnelle, en ce qu’elle s’est déclarée contre le mariage entre personnes du même sexe. Peut-être que Mazigh a changé d’avis depuis ce temps-là, mais il reste néanmoins intéressant que son opinion passée sur ce sujet ne l’ait pas disqualifié pour aviser la ville d’Ottawa comment « contrer la haine ».
Pendant cette demi-heure de délai où j’attendais le début de la séance, une jeune femme est venue se présenter. Jennifer Paul m’a informée qu’elle travaillait pour « l’Équipe Équité » de la ville, et que c’était elle qui avait reçu mes nombreux messages pendant l’année passée, à propos du silence qui avait suivi la séance « Stratégie sur la condition féminine et l’équité des genres » de 2025. Elle a poliment suggéré que la séance « Ottawa Uni Contre la Haine » n’était peut-être pas le lieu idéal pour poursuivre mes questions en suspens depuis la SCFEG. Elle a suggéré que pendant les discussions prévues en petits groupes, elle pouvait me rencontrer dans une salle séparée, pour prendre note de mon avis.
J’étais tellement étonnée d’entendre la confirmation de toute la communication que j’avais envoyée pendant les onze mois précédents, que j’ai accepté l’idée d’une réunion privée pendant la séance générale. J’ai ensuite changé d’avis, espérant être entendu par autant de témoins que possible.
A dix heures, il y avait vingt-et-une personnes présentes dans la salle, cinq hommes et seize femmes. La personne qui a ouvert la séance s’appelait Marion, une dame grande avec des cheveux frisés noirs, peut-être une hispanophone. Je n’ai pas saisi son nom de famille ni son rôle.
La prochaine personne à parler s’appelait Thivjan Tharmaratnam, le nouveau directeur du Service de l’équité des genres et des races, de l’inclusion, des relations avec les Autochtones et du développement social, de la ville d’Ottawa. Monsieur Tharmaratnam a parlé de sa participation récente dans un événement avec des chefs autochtones de partout dans le monde. Les participants avaient noté que les relations entre peuples autochtones et non-autochtones devenaient de plus en plus hostiles. M. Tharmaratnam a souligné l’importance de la conversation plutôt que le conflit.
Suivant M. Tharmaratnam, c’était au tour d’Ariel Troster, conseillère municipale pour le quartier Somerset. La conseillère Troster sert comme liaison actuel au conseil municipal, pour les Femmes, l’Équité des genres, et les Affaires 2SLGBTQ+. Cependant, j’ai remarqué que Mme Troster a omis de de mentionner le « + » quand elle s’est présentée ce jour-là. Certains disent que le + commence à poser des problèmes pour la cause arc-en-ciel, et peut-être qu’on avait discrètement recommandé à la conseillère de le laisser tomber.
La conseillère Ariel Troster pose avec un partisan devant l'hôtel de ville, en août 2025..
Quoi qu’il en soit, la conseillère Troster a illustré son expérience vécue de la haine à Ottawa, en racontant sa participation en juin 2023 à la manifestation contre Chris Elston à l’école publique Broadview.
Selon Mme Troster, elle était obligée « d’employer son propre corps physiquement afin de protéger les enfants de messages haineux », livrés par des « fascistes qui attaquaient les gens ».
[Voir les notes de fin de l’éditeur pour un rappel des conséquences de cet événement.]
La conseillère a conclu ses remarques avec un engagement à appliquer l’inclusion, « mais pas par des lois sur les crimes haineux*, ni par les forces de l’ordre ». Elle a déclaré être « là pour écouter ».
*Dernière minute !
Pour continuer
Nicole Redford a été la prochaine à parler, un des rares présentateurs à être indiqué dans l’ordre du jour. D’après son profil Linkedin, Mme Redford est « Spécialiste, anti-racisme, femmes, et équité des genres » à la ville d’Ottawa.
La préoccupation de Mme Redford, pendant son discours, était que les statistiques policières** au Canada montrent une réduction de crimes haineux.
Ceci ne peut pas être parce qu’il y a moins de crime, en effet, ça doit être dû, selon elle, au phénomène contraire, que les victimes ont trop peur de déposer une plainte auprès de la police.
La solution est pour « l’Équipe Équité » de la ville de mettre en place leur propre moyen de déposer une plainte d’un crime haineux, un système indépendant de celui de la police. Mme Redford a conclu son discours d’une manière troublante : « Nous sommes très enthousiastes, et nous voulons réaliser une augmentation dans les nombres. »

Extrait du site Web de la Ville d'Ottawa, consulté le 24 août 2026
** À propos de statistiques, Alexa Lavoie de Rebel News a récemment rapporté une affaire de crime sexuel sur mineur au Québec qui révèle comment les autorités canadiennes enregistrent désormais le « sexe » des accusés et comment cela soulève de sérieuses questions quant à la fiabilité des données fournies aux Canadiens sur les personnes qui commettent réellement certains crimes. « Cessez de faire aveuglément confiance à Statistique Canada », déclare Alexa.
Suite
Mme Redford a été suivi par Don Kwan, un artiste multidisciplinaire qui a initié le festival d’art mixte du quartier chinois. M. Kwan nous a dit qu’il venait tout juste de rentrer à Ottawa d’un voyage en Terre-Neuve, et il n’avait pas eu le temps de préparer une présentation spécifique pour l’événement « Ottawa Uni Contre la Haine ». Ceci ne l’a pas empêché de parler assez longtemps, réduisant les quarante-cinq minutes qui avaient été consacrées aux discussions en petits groupes.
Après le discours de M Kwan, on a invité les participants à prendre place à une des quatre tables au fond de la salle, chacune meublée de huit chaises. J’ai hésité par exprès à choisir une table, espérant me mettre en face de Mme Troster. Je crois qu’elle soupçonnait ce que je faisais, parce que, tout à coup, elle est partie sans explication.
La première question que j’ai posée dans le contexte des discussions en groupe était « Est-ce que le contenu de cette discussion va être fourni à Mme Troster afin qu’elle puisse entendre une variété de voix Unies Contre la Haine? »
L’animatrice à ma table était Ramesha Qazi, décrite sur le site de la Stratégie sur la condition féminine et l’équité des genres de Ville d’Ottawa comme « Spécialiste, Femmes et Équité des Genres ». Mme Qazi m’a assuré que le contenu de la discussion serait envoyé à Mme Troster, et elle a même offert de me copier sur la correspondance quand elle communiquerait avec Mme Troster.
A ma table il y avait deux femmes qui travaillent avec le Service aux Victimes d’Ottawa, et pas moins de trois jeunes femmes là prétendument pour prendre des notes.
Les deux femmes du Service aux Victimes d’Ottawa ont posé des questions à propos du nouveau mécanisme de signalement des crimes haineux hors du cadre policier. Elles ont employé le terme « violence basée sur le genre » donc ici j’en ai profité pour signaler que ce terme me semble moins utile que son prédécesseur, la « violence contre les femmes et les filles. » Si tout le monde possède un « genre », la violence basée sur le genre est un peu comme si on avait un terme pour la « violence interhumaine ».
Si chaque personne possède un « genre », alors la « violence fondée sur le genre » revient un peu à avoir un terme pour désigner la « violence entre humains ». —KJD
Il y avait aussi une référence à « l’Islamophobie », donc ici, j’ai soulevé un point que j’ai appris de Douglas Murray : la validité de la discrimination basée sur les traits immutables ou mutables.
Il existe aujourd’hui un large consensus dans le monde entier que la discrimination basée sur les traits immutables est condamnable. Il n’est pas légitime de juger quelqu’un à partir de facteurs hors de leur contrôle, tels que leur taille, la couleur de leurs cheveux ou de leur peau, où un handicap.
Néanmoins, nous avons tous des traits mutables, notamment, nos croyances.
Bien que tout le monde devrait avoir le droit de croire des idées farfelues, fausses, et même nuisibles, nous devrions accepter que d’autres gens nous jugeront pour notre adhérence volontaire à ces croyances. Si quelque invente un système de foi qui est nuisible pour les femmes, je me réserve le droit de discriminer contre cette personne en raison de leurs croyances. Cependant en nous empressant à tout interpréter comme un « droit humain » nous avons commencé à demander que les croyances mutables, telle que la religion, soient protégées comme des motifs de non-discrimination.
Si quelque invente un système de foi qui est nuisible pour les femmes, je me réserve le droit de discriminer contre cette personne en raison de leurs croyances. —KJD
Ici un des membres du personnel de la ville assise à la table a montré un peu de compréhension de ce que je disais, quand elle a noté que nous devons apprendre à accepter les différences d’opinion sans vouloir nuire à l’autre groupe.
J’ai poussé le concept, qu’avec les idées religieuses en particulier, telle que l’Idéologie du Genre, nous devons pouvoir tolérer les gens croyants parmi nous, sans nous soumettre à la conversion nous-mêmes. Accuser de « haine » ceux qui sont en désaccord, est simplement puéril et contre-productif.
J’ai informé mon groupe de discussion qu’il y avait un nombre significatif de femmes à Ottawa qui ne sont pas prêtes à partager des toilettes et des vestiaires avec des hommes. La politique de la ville qui accueille les hommes dans les espaces pour femmes au nom de « l’inclusion » risque d’exclure les femmes de la vie civique.

J’ai dit au personnel que, si elles n’avaient jamais entendu ce point soulevé, il est peut-être dû au fait qu’elles vivaient dans une bulle de Diversité, Équité et Inclusion, où on leur permettait de consulter uniquement ceux qui sont d’accord à exprimer juste des points de vue préapprouvés.
J’ai failli tomber de ma chaise quand une des femmes employées par la ville a répondu, « Oui, on est peut-être dans une bulle DEI. » - !!

Le dernier point que j’ai pu faire passer est tiré de mes lectures de Helen Pluckrose. J’ai proposé que les demandes de l’Intersectionnalité postmoderne avaient beaucoup érodé le discours civil dans le monde des droits humains.
L’Intersectionnalité exige que chaque groupe soit cantonné clairement dans des classes d’Oppresseur/Oppressé, basé sur les facteurs d’identité tels que masculin/féminin, blanc/noir, hétérosexuel/homosexuel, valide/invalide, colon/autochtone.
Le travail de l’intersectionnaliste consiste à établir, dans chaque interaction, quel parti tient le plus grand nombre d’identités oppressées, et le point de vue de cette personne-là gagne. Observez ce processus au Colloque de chefferie du parti fédéral canadien néo-démocrate :
Capture d'écran de : « Convention à la direction du NPD du Canada : Points de privilège et cartes d'équité »,
publié par Political Stuff
Une discussion sur le conflit inévitable des droits humains est devenue impossible dans un monde où les arguments sont pesés, non selon leur mérite, mais selon le nombre de points d’oppression réclamés par la personne qui parle. Le raisonnement est devenu moins valorisé que le statut de victime.
Un des derniers points soulevés dans mon groupe de discussion est que nous avons besoin « d’empathie ».
Bien que j’aurais aimé terminer sur une note positive, je n’ai pas pu m’empêcher de me rendre encore importune, en disant que l’appel à l’empathie tourne souvent les femmes contre leurs propres intérêts. Parfois, afin de protéger les intérêts d’un groupe, il faut résister à la tentation de montrer de l’empathie pour l’oppresseur. Il existe des situations qui exigent du jugement, et non pas de l’empathie.
Parfois, afin de protéger les intérêts d’un groupe, il faut résister à la tentation de montrer de l’empathie pour l’oppresseur. Il existe des situations qui exigent du jugement, et non pas de l’empathie. —KJD
Pendant que la séance se terminait, j’ai balayé la pièce du regard, et je me suis rendu compte que, parmi les cinq hommes qui avaient assisté à l’événement « Ottawa Uni Contre la Haine », seulement deux sont restés pour la discussion.
Et donc Ottawa Uni Contre la Haine a conclu comme un événement pour femmes, avec un accord général qu’il faut être plus empathique.
Katherine Jameson Digby est une journaliste et militante basée à Ottawa, qui défend les droits des femmes fondés sur le sexe et la protection de l'enfance.
Notes de la rédaction
Trois choses intéressantes à savoir sur Ariel Troster, conseillère municipal d’Ottawa

La conseillère Ariel Troster a participé — et a MENTI — à propos de son expérience en tant que contre-manifestante (alors qu'elle était élue) à une manifestation « L'éducation plutôt que l'endoctrinement » organisée par « Billboard Chris » Elston et l'étudiant militant Josh Alexanxder en juin 2023.
Le journal Ottawa Citizen a publié un excellent reportage photo sur le conflit de valeurs et de droits qui s'est déroulé dans ce quartier tranquille d'Ottawa :
« La police a été appelée vendredi lorsque des tensions sont apparues entre des manifestants anti-fierté menés par Chris Elston, de Billboard Vancouver, et des centaines de contre-manifestants menés par le député provincial Joel Harden, sur l'avenue Broadview, près de deux écoles locales. »
La conseillère municipal d'Ottawa Ariel Troster (à droite) et l'ancienne conseillère municipale et actuelle députée provinciale Catherine McKenney (à gauche) luttent contre le sectarisme sur l'avenue Broadview à Nepean le 9 juin 2023.
Il s'est passé une chose amusante lorsque le député provincial d'Ottawa-Centre, Joel Harden, a simulé un coup de poing au visage, affirmant qu'il lui avait été donné par un militant anti-« idéologie du genre ». Quelques heures plus tard, la conseillère Troster a déclaré sur ses réseaux sociaux qu'elle avait en réalité été témoin du coup.
Ariel Troster: « J'ai vu aujourd'hui mon cher ami et député provincial se faire frapper au visage par des haineux. »
Une pétition demandant la démission de Harden et Troster a comparé la situation à la fausse agression à caractère raciste, mise en scène et financée par l'acteur de télévision américain Jussie Smollett :
« Joel Harden, député provincial d’Ottawa-Centre, est comparé à Jussie Smollett après avoir faussement affirmé avoir reçu un coup de poing au visage lors d’une manifestation contre l’idéologie du genre à Ottawa… La conseillère municipale Ariel Troster fait également face à une vague de critiques pour avoir faussement prétendu avoir été témoin de l’agression. »
Un autre élément intéressant à savoir sur l'activisme de la conseillère municipal d'Ottawa, Ariel Troster :
Quelques semaines après la séance d'Ottawa contre la haine, la conseillère Troster a défendu le droit des écoliers d'Ottawa de participer à la Marche des fiertés de la capitale. Elle a affirmé que priver les élèves de ce droit de défiler dans les rues avec Queers for Palestine, le Parti communiste du Canada et des représentants de la communauté furry (lien NSFW) revenait à « abandonner les jeunes LGBTQ+ au moment où ils en ont le plus besoin ».
Suite aux interventions de la conseillère Troster et de Donna Blackburn, membre du conseil scolaire, le Conseil scolaire du district d’Ottawa-Carleton a annulé sa décision et a de nouveau confirmé sa conseiller participation au défilé de la fierté de la capitale.
Une fois de plus, les jeunes d’Ottawa seront facilement accessibles aux membres du club Daddy Therapy et aux joueurs de chiots masqués (un peu comme ceux que l’on voit ci-dessous sur les photos boudoir de « Karla Marx » — ou de « Victoria » Bucholtz).
Bravo, conseillère Troster et administrateur Blackburn !
Victoria Bucholtz, professeure d’« études de genre » à l’Université Mount Royal et militante LGBTQIA+, tient en laisse des amis masqués à quatre pattes dans cette publication Instagram auparavant accessible, devenue « indisponible » après la publication de cet article sur l’homme par Gender Dissent l’automne dernier.
Plus récemment, la conseillère Troster a précisé qu'il est acceptable de discriminer certaines personnes en raison de leur religion — même si cela signifie que certaines communautés pourraient ne pas recevoir l'aide dont elles ont besoin lors d'une catastrophe naturelle.
Suite aux inondations dévastatrices qui ont frappé certains quartiers d'Ottawa lors d'un épisode météorologique extrême en juillet, la conseillère Troster a jugé raisonnable de condamner le recours par la Ville à l'organisation chrétienne évangélique Samaritan's Purse pour apporter son aide dans les opérations de secours.
« Je comprends que nous devions mobiliser toutes les ressources, mais je suis très mal à l'aise à l'idée que cette organisation soit accueillie dans notre ville », a déclaré la conseillère Ariel Troster. « Je ne crois pas que la gestion des catastrophes doive être confiée à des organisations religieuses ayant des convictions politiques très marquées. »
Oh non ! Nous ne voudrions pas que cette « perspective politique claire » vienne brouiller les pistes en pleine situation d'urgence, n'est-ce pas, Madame la Conseillère ?

















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